L'Union Paysanne 08 septembre 2017 à 08h00 | Par Christelle Picaud

«Un revenu pour tous, quel que soit le modèle agricole développé»

Alain Rousset était invité par Philippe Moinard et Bernard Layre, respectivement président et secrétaire général de la Fnsea Nouvelle-Aquitaine. Mardi 29 août à Prahecq, syndicalistes et politiques sont entrés au cœur des dossiers. L’action pour objectif.

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Tribune à l’occasion de la journée syndicale Nouvelle Aquitaine, en présence de Daniel Couderc.
Tribune à l’occasion de la journée syndicale Nouvelle Aquitaine, en présence de Daniel Couderc. - © C.P.

«J’ai installé mon fils l’année dernière. Je ne veux pas qu’il sombre parce que l’Etat n’aura pas honoré ses engagements. Nous avons besoin de notre argent», appelle avec véhémence François Avrard de la Fnsea 17. En écho son collègue Serge Bergeon secrétaire général de la Fnsea 33 prend la parole et évoque le désastre, une année de fort gel printanier, entraîné par le non-paiement de la prime PAC dédiée à l’assurance récolte. «Les viticulteurs ne se sont pas couverts à la hauteur de ce qu’il aurait fallu. Ce sont les agriculteurs qui souffrent en premier lieu de cette irrecevable situation. L’économie globale de la région Nouvelle-Aquitaine sera affectée très rapidement».

Mardi 29 août, la rentrée syndicale de la Fnsea Nouvelle-Aquitaine avait lieu en Deux-Sèvres. A Prahecq, sur les terres du président régional, dix des douze présidents départementaux étaient présents pour parler en toute franchise avec Alain Rousset, président de la Région, des dossiers agricoles les plus brûlants. Une tradition désormais à laquelle élu dit tenir. «C’est l’occasion d’échanger sur la feuille de route de l’agriculture de notre région». Pragmatique, c’est ainsi qu’il se définit, le président Rousset s’est efforcé lorsqu’il jugeait que la problématique évoquée relevait de sa compétence, de faire des propositions. A contrario, lorsque l’interlocuteur du syndicalisme agricole était interpellé sur des sujets qu’il considère ne pas être de sa compétence, il n’a pas hésité à renvoyer ses hôtes face aux responsables. Une attitude lui permettant au passage de prêcher pour sa paroisse. Le retard de paiement des aides PAC en a été l’occasion. «Pendant les commissions permanentes nous prenons les décisions qui s’imposent concernant le versement des aides. Si l’ASP n’agit pas en conséquence ce n’est pas de notre ressort. Et de poursuivre. Si on laisse Paris décider de tout on a ce que l’on mérite. Arrêtons de tout centraliser».

 

Retrouvez l'intégralité de cet article dans l'édition du 8 septembre.

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