L'Union Paysanne 07 mars 2014 à 08h00 | Par TG- UA 87

Vente de reproducteurs - 70 % des animaux ont plus de seize mois

Le 14 mars prochain au Verdeau sur la commune de Saint-Just-le-Martel, l’union de coopératives Sofrelim présentera quarante-neuf reproducteurs à sa vente de printemps.

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Laurent Delage présente Hectare fils d’Edam, taureau RJ avec index FN de 113 et un index DS de 109, et de Dior avec un IVMAT de 105, un index DS de 109 et un index de CRsev de 108. Avec un très bon dos et un excellent bassin Hectare présente toutes les qualités pour faire un très bon taureau mixte.
Laurent Delage présente Hectare fils d’Edam, taureau RJ avec index FN de 113 et un index DS de 109, et de Dior avec un IVMAT de 105, un index DS de 109 et un index de CRsev de 108. Avec un très bon dos et un excellent bassin Hectare présente toutes les qualités pour faire un très bon taureau mixte. - © TG - UA 87

Lors des dernières ventes, malgré un nombre sans cesse en progression, les animaux ont tous trouvé un acquéreur. La sélection et l’investissement des éleveurs font de cette vente un lieu privilégié pour trouver un bon taureau avec de la facilité de naissance, du lait et de la viande. En effet, ces critères sont mis en avant par les responsables de la section «repro» de Sofrelim pour ne sélectionner au final qu’un animal sur trois parmi ceux proposés. Les jeunes reproducteurs mis à la vente ont un index moyen en développement musculaire (DM) de 68,9 et de 62 pour le développement squelettique (DS). Un effort particulier est apporté une nouvelle fois sur le sanitaire, tous les animaux ont le statut de non IPI (infectés permanents immunotolérants) vis-à-vis du BVD (diarrhée virale bovine) suite au test rendu obligatoire par les organisateurs. Autre nouveauté, deux animaux sont porteurs du gène sans corne avec des index et un poids à deux-cents dix jours dans la moyenne de cette vente.

La vente de printemps de Sofrelim est devenue au fil du temps un lieu privilégié pour acheter un excellent reproducteur avec un très bon potentiel génétique sur des critères importants comme la facilité de naissance, la valeur laitière ou le développement musculaire. Toutes les ventes sont accompagnées par la signature d’un billet conventionnel assurant la reprise de l’animal par l’éleveur vendeur en cas de réaction aux tests sur la BVD ou la paratuberculose (test ELISA ou PCR). Cette année, afin de sécuriser encore plus le dispositif, seuls les animaux testés non IPI sont autorisés à la vente.


Une approche sanitaire renforcée


Un IPI est un veau qui a été infecté dans le ventre de sa mère entre trente et cent-vingt-cinq jours de gestation. Le virus du BVD traverse le placenta et contamine le foetus. Or, à ce stade de gestation, le système immunitaire du veau n’est pas encore en place et il ne peut pas synthétiser d’anticorps contre ce virus.De plus, suite à l’absence d’anticorps spécifiques, il n’élimine pas le virus ; il devient ainsi infecté permanent. C’est un réservoir à virus qui contamine les animaux avec lesquels il est en contact. Les élevages qui présentent des animaux à la vente doivent posséder une attestation de garantie nationale avec au minimum deux années de résultats négatif vis-à-vis de la paratuberculose et une qualification IBR (Rhinotrachéite infectieuse bovine) de niveau A.

Harpon est issu du troupeau de l’EARL Delage de Sainte-Fortunade en Corrèze, il est de type viande avec un père qui a un index ISEVR de 116 et une mère un IVMAT de 121. Les deux parents ont de bon index facilité de naissance.
Harpon est issu du troupeau de l’EARL Delage de Sainte-Fortunade en Corrèze, il est de type viande avec un père qui a un index ISEVR de 116 et une mère un IVMAT de 121. Les deux parents ont de bon index facilité de naissance. - © TG - UA 87

Des troupeaux à haut potentiel génétique

C’est le cas de l’Earl Delage de Sainte-Fortunade en Corrèze. Laurent Delage est installé depuis 1995. Il exploite aujourd’hui cent-cinq hectares avec un troupeau de quatre-vingt cinq vaches limousines inscrites. Il commercialise environ vingt mâles et presque la totalité de ses femelles pour la reproduction. Il conserve une quinzaine de femelles pour assurer le renouvellement de son troupeau. Ses vêlages se réalisent sur deux périodes, une en automne de septembre à novembre et l’autre de fin février à avril. Tous les vêlages se déroulent en plein air par petits lots.

Cet éleveur utilise pour l’amélioration de son troupeau l’insémination animale mais aussi la collecte et la transplantation embryonnaire.

À chaque prélèvement embryonnaire, il a préparé des receveuses, ce qui lui permet d’optimiser cette technique. En effet, les résultats obtenus avec des embryons frais sont supérieurs d’environ 10 % aux résultats obtenus avec des congelés.

Aujourd’hui, Laurent Delage possède un troupeau qui a des performances exceptionnelles avec un IVMAT moyen de 107. À la vente du 14 mars, il présentera deux animaux. Le premier est Harpon. Né en août 2012, c’est un fils d’Anecdote (taureau RR avec une facilité de naissance à 105) et de Falbala (facilité de naissance à 103 et IVMAT à 121). De type viande, Harpon devrait séduire. Le deuxième, c’est Hectare qui est né en septembre 2012 de Edam, un taureau RJ, et de Dior. De type mixte, il a un bon dos avec un excellent bassin.

Les premiers animaux porteurs du gène sans corne

Parmi les quarante-neuf animaux annoncés à la vente, deux très bons seront porteurs du gène sans corne. Tous les deux sont des fils de Matéo, un taureau homozygote de quatrième génération. Matéo a dans ses origines du Mic-Mac et du Dauphin, deux taureaux français qui ont compté dans l’évolution de la race limousine. Ce taureau possède de bons index IBOVAL et le résultat génomique (réalisé par Ingenomix France) pour le critère lait est de 10/10, ce qui laisse présager un potentiel laitier significatif.

Il est évident que la présence du gène sans corne sera de plus en plus demandée. Il permet d’éviter l’écornage, donc des manipulations sources de stress pour les animaux et de travail supplémentaire pour les éleveurs.

Sur le principe, les produits d’un taureau homozygote et des va-ches sans gène sans corne sont tous sans corne. Les taureaux sans corne hétérozygotes croisés avec des vaches sans gène sans corne ne donnent qu’un veau sur deux sans corne en moyenne.

Ainsi, le Gaec Sagne-Lescure de Perpezac-le-Noir proposera Herbier, un veau de type mixte, et le Gaec de Puy Rogier, de Condat-sur-Ganaveix, Haricot, un veau de type viande. Une fois encore, les responsables de la section reproducteurs de Sofrelim ont réussi à regrouper une offre diversifiée de très bonne tenue qui ne devrait pas laisser les éleveurs à la recherche d’un bon taureau indifférents. En plus, 70 % des animaux pourront commencer à saillir dès cette saison.

Vente le 14 mars à partir de 14 h 30

Le Verdeau - 87 890 Saint-Just-le-Martel.

Animaux visibles à partir de 13 heures.

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