L'Union Paysanne 03 février 2012 à 10h01 | Par Altitude

Volcalis et Centraliment - 2011 placée sous le signe de la relance laitièrevolca

Les coopératives Volcalis et Centraliment, toutes deux adhérentes de l’Union Altitude, ont tenu leurs assemblées générales de section. L’occasion de faire le bilan de 2011.

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Après leurs assemblées générales de section qui se sont tenues courant janvier, Volcalis et Centraliment tiendront leurs assemblées générales plénières le jeudi 15 mars à Arpajon (15).

 

Volcalis : maintenir le cap

L’exercice 2010/2011, clôturé en septembre, se termine avec une collecte de 122 millions de litres de lait, en hausse de 4,5 % par rapport à la période précédente. Le prix du lait payé aux adhérents est de 340 €/1000 litres, en hausse de 10 % par rapport à 2009/2010.

Sans parler de sérénité excessive, c’est tout de même avec plus de perspectives que se termine cet exercice selon la coopérative. «Avec un prix du lait qui devrait se maintenir à un niveau élevé, les perspectives de production sont bonnes pour les mois à venir» indique le président Didier Boussaroque.

Pour Volcalis, il est maintenant fondamental pour les producteurs de lait de savoir évoluer dans ce nouveau contexte d’une économie très volatile tant sur les produits que sur les charges. Au coeur du débat : la maîtrise des coûts de production. La coopérative a d’ailleurs été la première structure en Auvergne à proposer le cycle de formation «Mieux comprendre son revenu pour l’améliorer» proposé et financé par le Vivea.

L’année 2011 aura aussi été celle de la contractualisation. Ainsi, un extrait du règlement intérieur de la coopérative a été remis à tous les adhérents. «La contractualisation, un «non» événement qui en appelle un autre bien plus important pour nos coopérateurs : la sortie des quotas laitiers en 2015» indique Didier Boussaroque. «C’est dans cette perspective que doivent s’inscrire nos réflexions et nos actions pour les trois ans qui viennent».

Concernant le dossier AOP, la coopérative se dit inquiète de l’érosion des tonnages fabriqués. Durant 2010 et 2011, elle a déployé un important plan d’appui technique aux producteurs afin de les accompagner dans leur choix de rester ou pas engagés, notamment dans l’AOP Cantal.

«Nous regrettons certains points du cahier des charges. Il appartient maintenant aux producteurs de s’y adapter ; par contre nous refuserons tout nouveau durcissement des contraintes de production» indique le président de Volcalis. «Il est impératif que la filière mobilise toutes ses forces pour relancer les volumes commercialisés».

Concernant le devenir des primes AOP, la coopérative souhaite leur maintien avec ou sans accord CVO, «aux transformateurs de prendre leurs responsabilités !».

 

Centraliment : reprise d’activité et volatilité des cours des intrants

L’exercice 2010-2011 a permis à la coopérative Centraliment de renouer avec une reprise d’activité dans la plupart des familles de produits et en particulier dans son métier n°1, celui de l’alimentation animale, dans un contexte économique plus favorable pour les filières animales de notre région à l’exception de la production porcine qui a continué à souffrir.

Pour le Président Michel Raymond : «la production laitière reste le moteur n°1 d’activité de Centraliment et le retour d’une valorisation du lait plus favorable en 2011 qui se confirme en ce début 2012, se traduit en particulier par une reprise de 6 % d’activité en aliments ruminants. Sur le marché bovins viande, l’amélioration des cours est surtout sensible depuis l’été 2011, elle devrait plutôt avoir vocation à impacter nos activité en 2012».

Pour autant, pour Michel Raymond, l’exercice 2010-2011 ne fut pas « un long fleuve tranquille, bien au contraire. Il a d’ailleurs fallu tout d’abord s’adapter au manque d’eau du printemps, qui nous a fait frôler la catastrophe dans nos zones d’élevage. Une nouvelle fois, toutes les équipes de la coopérative se sont mobilisées pour apporter des solutions d’affourragement alternatives aux éleveurs, et nous nous sommes engagés en première ligne dans la mise en place d’une offre «aliment sècheresse départemental» en relation avec la profession agricole. L’autre élément de notre environnement de travail qui a particulièrement affecté nos activités, c’est le retour d’une extrême volatilité sur le marché des intrants agricoles depuis l’été 2010. Sur un seul exercice, le prix des céréales aura été multiplié par 2,5 avant de revenir à une fois et demi son niveau initial. La pratique de tels marchés est particulièrement délicate et le risque induit pour les structures d’agro-distribution doit nous conduire à la plus grande prudence en matière de gestion».

 

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